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La Belle de l’Illisen est
née dans mon esprit, il y a une dizaine d’années. Et c’est d’une simple image
qu’a découlé toute cette histoire : celle d’une femme repoussant d’un
geste gracieux le capuchon de sa cape. Autour de cette vision s’est articulé
tout mon roman. Cependant, durant ces dix ans, la Belle de l’Illisen restait
échouée au fond de moi, bien que les personnages continuaient de croître, de
s’étoffer et de s’entrelacer. J’écrivais un peu pendant quelques semaines, puis
pendant plusieurs mois je ne touchais plus mon manuscrit. Et le temps passait.
Je crois qu’il n'y a jamais eu dans ma vie plus grand sentiment de frustration
que pendant cette longue période durant laquelle les personnages hantaient mon
esprit, mais que j’étais incapable de coucher sur le papier. Puis, en 2003, le
déclic s’est enfin fait et, les mains tremblantes, le cœur battant, je me suis
enfin mise au travail le plus sérieusement du monde. Et je n’ai plus arrêté
jusqu’à la fin 2004 où j’ai offert mon manuscrit à ma mère et à ma sœur pour
Noël. J’ai travaillé pendant ces deux ans d’arrache-pied, scindant ma vie en
deux. La journée, j’accomplissais avec entrain mon travail et le
soir, je rentrais chez moi et me mettais devant mon ordinateur. Une période
magnifique, mais dense. Une étrange impression d’être coupée en deux. D’avoir
une vie parfaitement ordinaire le jour et dès le soir, d’enfin laisser
tomber les voiles pour permettre à Pascale Daniel de s’envoler. Je retrouvais
avec un bonheur ineffable le sombre Grégoire, la fragile Mélissandre,
l’attachant Samuel et la somptueuse Danaëlle. Comme on s’en doute, je suis
profondément attachée à tous les personnages que j’ai énormément travaillés. Je
me devais de leur offrir une âme, une vie propre, un caractère distinct, une
cohérence qui amèneraient une certaine profondeur au roman. J’espère y être
parvenue…
Une fois le manuscrit corrigé – cela a
pris tout de même presque deux mois, à raison de deux heures par jour – je l’ai
envoyé à une première maison d’édition qui n’a pas retenu mon projet. J’ai
tenté de l'adresser à une seconde qui ne l’a pas accepté non plus. En toute
honnêteté, je savais qu’il serait très dur pour un jeune auteur inconnu de se
faire éditer, mais je n’ai pas pu totalement m’empêcher d’éprouver un certain
découragement. J’avais mis tellement d’énergie, de foi et d’ardeur à chaque
ligne de mon manuscrit… Jusqu’au jour où je me suis rendue au Salon du Livre à
Genève et que j’ai rencontré les Editions Publibook. La suite, on la connaît …
La Belle de l’Illisen est
mon premier roman – et j’espère qu’il ne sera pas le dernier – et restera selon
toute vraisemblance ma plus belle victoire, mon succès le plus intime et
personnel. Et parfois, je pense à tous mes personnages qui se promènent,
terriblement vivants, entre les pages de mon livre et mon esprit qu’ils ne
quitteront jamais complètement.

Pour
commander
la
Belle
de
l'Illisen :
http://www.publibook.com/boutique2006/detail-3419-PB.htm
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