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J’aimerais réserver ce chapitre à tous
ceux qui ont, d’une manière ou d’une autre, grandement influencé l’auteur que
je suis. Il s’agit pour la plupart d’écrivains bien sûr, mais aussi de
cinéastes ou de compositeurs…
Les écrivains
Le premier que je citerai est,
étrangement, une exception. C’est le seul romancier que je lis dont les
histoires se déroulent à notre époque. Il s’agit du génial et incroyable
Stephen King. J’ai dévoré toute son œuvre et dès que son dernier ouvrage
paraît, je me jette dessus. Au-delà des romans qui m’ont maintes fois fait
frissonner dans mon lit, il y a chez Stephen King une maîtrise parfaite du
récit, du rythme, d’une tension qu’il fait monter savamment. Le récit
s’interrompt et laisse plusieurs questions en suspens, pour reprendre de plus
belle jusqu’à l’apothéose finale qui laisse le lecteur pantelant et
profondément ébranlé. Personne ne peut se comparer à lui et à sa faculté
incroyable d’emmener son lecteur au cœur de l’esprit de ses personnages, de
leur folie, de leur beauté et de leur humanité. Il a le don génial de donner
vie à nos peurs les plus profondes, mais aussi de sublimer un être ordinaire en
lui donnant une dimension qui frappe le lecteur au cœur. De lui, j’ai appris
comment on peut rendre un personnage cohérent, comment lui apporter une âme, à
le rendre distinct des autres héros de l’histoire.
Ensuite, j’aimerais rendre hommage au
fabuleux cycle des Rois Maudits de Maurice Druon. J’ai lu ce roman historique
plus d’une dizaine de fois et je ne m’en lasse pas. L’écriture est tout
simplement magistrale et les dialogues, tournés en vieux français, sont pure
merveille. Je conseille ce livre à tous les amoureux de la langue française… De
plus, l’Histoire de France prend ici une dimension humaine et est passionnante.
J’ai énormément appris en lisant les Rois Maudits, tant au niveau historique
qu’au niveau de l’écriture.
J’ai déjà évoqué la trilogie du Seigneur
des Anneaux, mais l’auteur fantastique que je préfère reste sans conteste Guy
Gavriel Kay. C’est sans doute lui qui a le plus influencé mon style. J’ai aimé
tous ses romans. Chez lui, il y a une émotion qui prend au ventre et ne lâche
plus. Ses phrases sont belles, sont justes. Elles sonnent comme des hymnes à la
joie, comme à la douleur. De plus, j’aime sa façon presque naturelle d’amener
le fantastique dans ses histoires. La magie de ses romans est subtile, profonde
et laisse un regret sincère une fois le livre terminé. Je le répète, il est
l’auteur dont je m’inspire, il est un modèle, un sorte de maître…
Je citerai ensuite des auteurs qui m’ont
enchantée, dont Robin Hobb, Tad Williams pour son splendide Arcane des Epées.
Je ne pourrais pas finir cette liste qui n’est certes pas exhaustive sans
évoquer Marion Zimmer Bradley et ses Dames du Lac que j’ai également relu
plusieurs fois.
Le cinéma
Le seul film dont j’aimerais parler ici
est Excalibur de John Boorman qui est, pour moi, un véritable monument de
beauté et de force. Et tous les amateurs de la légende arthurienne ne me
contrediront pas ! C’est grâce à ce film que je me suis éprise passionnément
du cycle d’Arthur. Et je ne peux pas voir ce film, encore aujourd’hui, sans
avoir la gorge serrée par la puissance des images et la musique de Wagner.
Les compositeurs
En écrivant
la Belle de l’Illisen, j’ai
énormément écouté du classique. Les Vêpres de la Vierge de Monteverdi,l’ouverture du Crépuscule des Dieux de Wagner (que j’ai entendu pour la première
fois dans Excalibur), le Magnificat de Vivaldi et la Grande Messe de
Mozart.
J’aime aussi la musique celtique qui me transporte dans un monde très
proche de Camelot. Je recommande d’ailleurs la magnifique Loreena McKennit,
elle n’a pas plus grande fan que moi !

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